Haïti et son Histoire

Son Excellence Deval L. Patrick, le premier afro-américain gouverneur du Massachusetts, proclame le mois de Mai 2008 comme le Mois du patrimoine haïtien dans l'État du Massachusetts

J'espère que cette compilation aidera à accentuer l'histoire d'un peuple incomparablement résilient qui a combattu l'esclavage et survécu les guerres civiles, les kidnappings, les massacres innombrables et un leadership oppressif sur sa terre natale, et à l'étranger. Les haïtiens se sont proclamés la première république noire indépendante dans le monde en 1804, et sont restés ainsi à ce jour, malgré la présence des agresseurs étrangers sur le sol haïtien.


5 décembre, 1492:
Colomb "découvre" Haïti (l'île Hispaniola) bien que la terre ait déjà été visitée par des explorateurs comme Marco Polo et autres. L'expédition italienne réclama son droit à la découverte de la masse de terre connue actuellement sous le nom d'Haïti.


1697:
Les Espagnols cédèrent le tiers occidental de l'île Hispaniola à la couronne française lors du Traité de Ryswick. Haïti prit la dénomination de "Saint-Domingue".


1697-1791:
Saint-Domingue devint la colonie la plus riche du monde. Sa capitale, Cap Français, fut connue comme le Paris du nouveau monde. C'était également un régime de cruauté extraordinaire. Les 500.000 esclaves retenus par les français furent affamés et enterrés vivants pour des offenses même mineures.


Août 1791:
La première grande rébellion noire qui eut lieu à Saint-Domingue fut lancée par Boukman, un prêtre vodou. Certains disent que Boukman était musulman originaire de la Jamaïque. Ainsi commence les marques de la guerre civile entre le nord dominé par les noirs et le Sud dominé par les mulâtres.


1796:
Toussaint L'Ouverture, un médecin, botaniste instruit et homme militaire, émergea en tant que chef des anciens esclaves dans le nord. Il reconstitua l'ordre, mis fin aux massacres, et rétablit une partie de l'ancienne prospérité de Saint-Domingue. Toussaint, cependant, était pour " gouverner Haïti pour les français ". La première constitution d'Haïti (la constitution de 1801) a donné aux haïtiens la nationalité française.


1801:
Napoléon Bonaparte expédia son armée à Saint-Domingue pour soumettre l'armée esclave et rendre la colonie à la France. La mission de Napoléon ne réussit pas. Le chef de l'armée, Leclerc a finalement ordonné la capture de Toussaint L'Ouverture et l'expulsa en France. Il mourut une année plus tard.


1802
29 janvier: Napoléon Bonaparte envoya une flotte expéditionnaire à Saint-Domingue sous la commande de son beau-frère, le Général Leclerc. La flotte s'ancra dans la baie de Samana avec pour mission la défaite des généraux noirs et le retour de l'esclavage. 1er février: Les navires français arrivèrent au port du Cap Français.


4 février:
Pour résister contre les troupes françaises, Henri Christophe mis le feu dans la ville du Cap Français.


23 février:
Toussaint L'ouverture est battu par l'armée de Napoléon lors de la bataille qui eut lieu à Ravine à Couleuvres.


11 mars:
Pour résister à l'invasion française lors de la bataille de la Crète À Pierrot, Dessalines recueillit ses troupes. C'est ainsi qu'en balançant une torche allumée près du magasin de poudre il déclara violemment qu'il ferait sauter la forteresse si les troupes françaises l'envahissent.


Toussaint Louverture est battu par l'armée de Napoléon.


Mai 1802:
La Convention de Paris a réimplanté l'esclavage ce qui envenima la rébellion et causa bon nombre de massacres.


6 mai:
Toussaint Louverture arriva dans la ville du Cap pour se rendre à l'armée française et négocier sa soumission.


7 juin:
Toussaint Louverture fut arrêté par trahison par le général français, Leclerc. Il fut embarqué d'abord sur le vaisseau le Créole, et ensuite envoyé en France sur le navire Le Héros. Il fut incarcéré en prison au fort de Joux, située dans l'apex des montagnes glaciales du Jura en France.


13 octobre:
Jean-Jacques Dessalines et Alexandre Pétion se sont réunis au HAUT DU CAP pour organiser la guerre de l'indépendance sous la commande du commandant en Chef désigné, Dessalines.


1er au 2 novembre :
Le général français, Leclerc, beau-frère de Napoléon, mourut de la fièvre jaune à Saint-Domingue. Ses restes sont envoyés en France.


1803
7 avril
Approchant son soixantième anniversaire, Toussaint Louverture mourut à la suite de maladies non soignées contractées en France, dans la prison du Fort de Joux.


18 mai:
Le drapeau haïtien fut créé à l' Arcahaie au cours d'une réunion entre Dessalines et Pétion. Ils arrachèrent la section centrale blanche du drapeau français bleu, blanc et rouge et joignirent les morceaux bleus et rouges symbolisant l'unité des noirs et des mulâtres. Le drapeau fut cousu par Catherine Flon.


18 novembre
La bataille de Vertières fut la lutte finale pour l'indépendance. Les noirs et mulâtres menés par Dessalines et Pétion ont défait l'armée de Napoléon Bonaparte et gagné la guerre pour l'indépendance.


19 novembre
Rochambeau, le général français qui succéda à Leclerc, signa une convention pour rendre ses troupes et évacuer Saint-Domingue.


29 novembre
Dessalines arriva triomphalement dans la ville du Cap avec son armée. Christophe et Clervaux publièrent une proclamation préliminaire de l'indépendance. Rochambeau était alors un prisonnier britannique.


4 décembre
L'armée française céda le Môle Saint-Nicolas à l'armée de Dessalines. Le combat pour l'indépendance de la colonie fut officiellement terminé.


1803:
Le drapeau bleu et rouge haïtien fut choisi à l' Arcahaie, en prenant le tricolore français, en le tournant de son côté et en enlevant la bande blanche. La bataille de Vertières du 18 novembre, 1803 marqua la victoire finale des anciens esclaves contre les français.


Janvier 1804:
Jean Jacques Dessalines proclama la première république noire indépendante dans le monde. Haïti est le deuxième pays dans l'hémisphère occidental à être libre incluant les États-unis.


ACTE DE L'INDEPENDANCE-LIBERTEE OU LA MORT

Gonaïves, le premier janvier 1804 | Première Année de l'Indépendance


Aujourd'hui, premier janvier 1804, le général en chef de l'armée indigène, accompagné des généraux et des chefs de l'armée convoqués afin de prendre des mesures tendant au bonheur du pays : après avoir fait connaître aux généraux rassemblés ses intentions réelles d'assurer pour toujours aux indigènes d'Haïti un gouvernement stable -- l'objet de son plus grand sollicitude, qu'il a fait dans un discours faisant connaître aux puissances étrangères la résolution de rendre le pays indépendant, et pour apprécier la liberté a consacré par le sang des personnes de cette île ; et, ensuite après avoir recueilli leurs avis, demanda à chacun des généraux rassemblés de prononcer le voeu de renoncer pour toujours à la France ; de mourir plutôt que de vivre sous sa domination ; et de combattre pour l'indépendance jusqu'à leur dernier souffle. Les généraux, imprégnés de ces principes sacrés, d'une seule voix donnèrent leur adhérence au projet bien manifesté de l'indépendance, ils ont tous assermentés pour l'éternité et devant l'univers entier pour toujours renoncer à la France et de mourir plutôt que de vivre sous sa domination.


Signé :


Dessalines-Général en chef


Christophe, Pétion, Clervaux, Vernet, Gabart Généraux


P.Romain, G. Guérin, L. Capois, Jean-Louis François, Férou, Cangé, G. Bazelais, Magloire Ambroise, J.J. Herne, Toussaint Brave, Yayou Brigadiers généraux


Bonet, F. Paplier, Morelly, Chevalier, Marion Adjudants généraux


Magny, Roux Brigades en Chefs


Chaperon, B. Goret, Macajoux, Dupuy, Carbonne, Diaquoi aîné, Raphaël, Malet, Derenoncourt Officiers de l'Armée


Boisrond Tonnerre Secrétaire


1807-1820:
La guerre civile divisa le pays, qui se partagea en royaume du nord sous la gouvernance de Henri Christophe, et en république méridionale régie par Alexandre Pétion. Confronté à une rébellion par sa propre armée, Christophe se suicida, préparant le terrain pour Jean-Pierre Boyer pour réunifier le pays et devenir président de l'île entière en 1820. Après la mort d' Henri Christophe, la gouvernance d'Haïti fut reprise par le Général Boyer, ce qui mit fin à la guerre civile.


1820:
Henry Christophe se suicida en se tirant dans la tête une balle argentée. Certains disent qu'il était un gouverneur tyrannique, parce qu'il institua la monarchie haïtienne, construisit un palais et une citadelle somptueux au Cap-Haïtien dans la partie nord d'Haïti -- qui à un certain moment était considérés comme l'une des merveilles du monde. De tels accomplissements étaient au grand coût de beaucoup de vies haïtiennes.


1821: Le président Boyer envahit Saint Domingue après sa déclaration d'indépendance de l'Espagne. L'île entière fut à ce moment commandée par Haïti jusqu'en 1844.


1838:
Boyer paya la rançon exigée par la France au montant annuel de $150 millions de francs français pendant plus de cent années. La France reconnu l'indépendance haïtienne en échange d'une indemnité financière de $150 millions de francs. La plupart des nations comprenant les États-unis ont ignoré Haïti pendant presque soixante ans, craignant que l'exemple d'Haïti pourrait provoquer le malaise aux USA et dans d'autres pays ou l'esclavage existait encore. Haïti a été forcé de s'endetter pour payer l'indemnité à la France et gagner la reconnaissance internationale. En raison de la dette surchargeant provoquée par ces énormes prêts, la plupart des écoles en Haïti étaient fermées pendant de longues périodes. Le gouvernement ne pouvait pas fournir les services de base à ses citoyens, ce qui eut pour résultat la catastrophe économique haïtienne. La misère et la pauvreté courantes peuvent être donc directement attribuées à la France.


1862:
les États-unis reconnu finalement l'identification diplomatique d'Haïti et envoya le remarquable abolitionniste Frederick Douglass en tant que son ministre consulaire en Haïti.


1843 à 1915:
Haïti voit passer 22 chefs d'Etat, la plupart d'entre eux forcés d'abandonner le pouvoir par des moyens violents. La rivalité continua parmi les blancs, l'élite mulâtresse, et les noirs.


1915:
Le Président Guillaume Sam fut un handicapé et les Américains envahirent Haïti pendant sa présidence. Ils y sont restés pendant 19 ans. En dépit des améliorations apportées à l'infrastructure haïtienne par les Américains, les haïtiens se sont opposés à leur présence.


1934:
Les Américains quittèrent Haïti, après 19 ans d'occupation laissant derrière eux une armée formée par eux pour garder le contrôle du pays qui prospéra à nouveau.


1953:
Haïti est la première république de la Caraïbe à signer avec Washington une traitée offrant des conditions très favorables aux investisseurs privés des États-unis pour les encourager à investir en Haïti.


1957:
François Duvalier, un médecin et chef de syndicats, fut élu président. Duvalier, également connu sous le nom de 'papa Doc', terrorisa le pays, assassinant tous ceux qui s'opposaient à son administration. Il était un pratiquant du vodou, son Loa étant baron Samedi, le gardien des cimetières et porteur de la mort. Il assura sa puissance par sa milice privée, les Tontons Macoutes.


1964:
Duvalier changea la constitution pour s'assurer qu'il est président à vie. En 1964, Dr. François Duvalier se déclara Président à Vie et forma les Tontons Macoutes, un corps paramilitaire infâme. La dictature corrompue de Duvalier marqua un des chapitres les plus tristes dans l'histoire haïtienne avec des dizaines de milliers de tués et d'exilés.


1971:
François Duvalier mourut et est succédé par son fils Jean Claude alors âgé de 19 ans (également connu sous le nom de Bébé Doc'). Pendant son règne, Haïti est devenu le pays le plus pauvre de l'hémisphère occidental (et le reste ainsi à ce jour).


1972:
Les premiers haïtiens qui ont pris illégalement des petits navires pour essayer de quitter le pays débarquèrent sur la terre de la Floride, dans le sud des États-unis.


1976:
Beaucoup de protestations contre la répression de la presse et de la nation haïtienne virent le jour.


1980:
Jean-Claude Duvalier épuisa l'aide internationale en essayant d'attirer des investisseurs pour l'exploitation des industries textiles. Les tentatives des ouvriers et des parties politiques pour s'organiser furent rapidement et régulièrement écrasées. Des centaines de partisans des droits humains, journalistes et avocats furent arrêtés et exilés du pays.


1981:
Les agences internationales d'aide déclarèrent les porcs haïtiens être porteurs de la peste porcine africaine et instituèrent un programme pour leur abattage. Les tentatives pour remplacer les porcs indigènes contre les races importées échouèrent en grande partie.


1983:
Pape Jean Paul II visita Haïti et déclara publiquement que, les "choses doivent changer ici."


1984:
Plus de 200 paysans furent massacrés à Jean-Rabel après une manifestation pour l'accès à des propriétés terriennes. La Conférence des évêques haïtiens lança un programme d'instruction partout dans le pays (mais de courte durée). Les émeutes anti-gouvernementales eurent lieu dans toutes les villes principales du pays.


1985:
Les démonstrations anti-gouvernementales massives continuèrent à avoir lieu dans le pays. Quatre écoliers furent fusillés par des soldats -- un événement qui unifia la protestation populaire contre le régime de Duvalier.


5 mars, 1990
Les soldats mirent le feu sur des démonstrateurs et tuèrent une fille de 11 ans, Rosaline Vaval, dans la ville méridionale de Petit Goâve. Cette mort galvanise l'opposition politique. Les écoles et les magasins se ferment pendant que les démonstrateurs envahissent les rues en dépit des tentatives violentes de l'armée de les réprimer.


10 mars, 1990
Le Général Avril démissionne après que le mouvement populaire prenne les rues dans une protestation dans tout le pays. Le président de la cour suprême de justice Ertha Pascal Trouillot d'Ertha fut nommé président par intérim.


18 Octobre, 1990
Père Jean-Bertrand Aristide annonça sa candidature comme président d'Haïti sous l'égide du Front National pour le Changement et la Démocratie (FNCD).


16 décembre, 1990
Haïti tient avec succès sa première élection démocratique. Le père Jean-Bertrand Aristide gagne 67% de la voix populaire.


6 janvier, 1991
L'ancien duvaliériste Tonton Macoute Dr. Roger Lafontant essaya d'empêcher l'ascension au pouvoir d'Aristide par un coup d'état. Les forces armées l'enlèvent rapidement du palais national à la suite des protestations populaires massives.


7 février, 1991
Le Président Aristide fut inauguré président d'Haïti, cinq ans après la chute de Duvalier. Son gouvernement fut constitué par le premier ministre René Préval qui promet de déraciner la corruption du passé.


30 septembre, 1991
Les $500 millions de dollars d'aide promis par la communauté internationale ne furent jamais reçus. En septembre, le Président Aristide s'est adressé devant l'Assemblée Générale de l'ONU. Trois jours après son retour, le personnel militaire avec l'aide financière de l'ancien régime et de leurs alliés internationaux ont lâché un coup d'état, évinçant le Président Aristide du fauteuil présidentiel. Plus de 1.000 personnes furent tués dans les premiers jours du coup.


2 octobre, 1991
L'OEA condamna le coup et réclama un embargo commercial. Le secrétaire d'Etat américain James Baker déclara, "il est impératif que nous nous entendions, au nom de la démocratie en Haïti et à travers le monde, d'agir en commun accord pour défendre la légitimité du gouvernement du président Aristide ".


7 Octobre, 1991
Dans un rapide volte-face, le porte-parole de la maison blanche Marlin Fitzwater déclara, "Nous ne savons pas [si Aristide reviendra au pouvoir] du fait que le gouvernement de son pays change et à cause des différentes possibilités à considérer."


Février 1992
L'administration de Bush détend unilatéralement l'embargo pour permettre à des usines américains de fonctionner en Haïti.


24 Février, 1992
Les Protocoles de Washington sont signés entre le Président Aristide et le parlement haïtien; Aristide accepte un compromis en remplaçant son Premier Ministre par un candidat louche.


24 mai, 1992
Président Bush ordonna aux gardes-côtes américains d'intercepter tous les haïtiens traversant illégalement la frontière américaine par bateau et de les renvoyer en Haïti sans accepter leur demande d'asile politique.


10 juin, 1992
Marc Bazin est ratifié par les leaders du coup d'état comme premier ministre de facto. Bazin fut le candidat préféré des États-unis pendant les élections de1990.


Janvier 1993
Président Clinton imposa un blocus maritime pour empêcher aux haïtiens de se réfugier illégalement aux États-unis.


18 Janvier, 1993
Le peuple boycotta à l'unanimité les élections en Haïti.


Février 1993
La mission EU/OEA est déployée dans l'ensemble du pays pour contrôler les violations de droits de l'homme en Haïti.


3 juillet, 1993
L'Accord des Gouverneurs de l'île est signée entre le Président Aristide et le Général Raoul Cédras de coup. Cédras accepte de céder le pouvoir le 15 octobre, et le Président Aristide est programmé pour retourner à la présidence le 30 octobre. L'accord a été fait sous le contrôle de l'ONU/OEA avec une intense pression internationale sur le Président Aristide. Il accepta qu'une puissance militaire contrôle le pouvoir pendant la période de transition.


Août 1993
Comme il est stipulé dans l'Accord du Gouverneur de l'île, un nouveau "gouvernement de consensus" est installé avec pour premier ministre l'homme d'affaires Robert Malval.


11 octobre, 1993
Le navire américain, "USS Harlan County", avec à son bord 200 soldats américain et canadiens fit volte-face quand une manifestation de 100 attachés débuta au port.


15 décembre, 1993
Le Premier Ministre Malval démissionna. Avant de partir, Malval proposa l'extension du gouvernement pour inclure les Duvalierists et les Tontons bien connus en Haïti.


26 décembre, 1993
Les Néo-Duvaliéristes du groupe FRAPH, incendièrent 1.000 maisons dans le quartier de Cité Soleil, tuant au moins 70 personnes


Avril 1994
Les supporters d'Aristide sont massacrés à Raboteau, un quartier des Gonaives.

Mai 1994
Des sanctions additionnelles furent prises contre le régime avec un blocus naval soutenu par l'Argentine, le Canada, la France, la république Néerlandaise et les vaisseaux de guerre des ETATS-UNIS. Les tensions accrurent et les violations de droits de l'homme continuèrent. La mission civile fut ordonnée par les autorités illégitimes de quitter le pays. La Résolution 940 adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU permis aux États membres de former une force multinationale de 6.000 membres et "d'employer tous les moyens nécessaires" pour procéder au départ du régime en place. Le 15 septembre, le Président Clinton des ETATS-UNIS déclara qu'ils ont épuisé toutes les initiatives diplomatiques et que les États-unis et 20 autres pays formeraient une force multinationale pour envahir Haïti. Le 19 septembre, ces troupes débarquèrent en Haïti après que les chefs du coup aient acceptés de partir le pays.


18 octobre, 1994
Le Président Aristide retourna en Haïti pour finir son mandat, avec l'appui des militaires américains et des troupes de l'ONU.


Avril 1995
Le système de justice inefficace d'Haïti. et le manque d'officiers de police qualifiés engendre des ruptures constantes de la loi et de l'ordre public.


Juin & juillet 1995:
Les élections législatives eurent lieu. Lavalas connut une victoire fulgurante au sénat et à la chambre des députés. Le résultat des élections est contesté. Des 27 partis politiques qui y ont participé 23 refusent de reconnaître les résultats.


Novembre 1995
Le premier ministre Smarck Michel démissionna et est remplacé par le ministre des affaires étrangères Claudette Werleigh.


17 décembre 1995
Les élections présidentielles eurent lieu, mais seulement 25% de participants. La course présidentielle est gagnée par l'ancien premier ministre René Préval, et pour la première fois en Haïti le pouvoir est passé d'un élu à un autre.


7 février 1996
Le Président Préval est inauguré président d'Haïti avec pour premier ministre Rony Smart.


18 octobre 1996
Le plan d'ajustement de cadre est accepté


Décembre 1996
Division au sein même de l'organisation politique Lavalas, Aristide forma le parti " Fanmi Lavalas ".


Avril 1997
Des élections eurent lieu pour 9 sénateurs, 2 députés, membres de 564 assemblées locales et 133 représentants municipaux. Les élections sont majoritairement considérées frauduleuses, le nombre d'électeurs est extrêmement bas, une présence de 10% aux scrutins.


Juin 1997
Le premier ministre Rony Smart démissionna.


Novembre 1997
1200 des troupes de l'ONU quittent Haïti laissant derrière elles 300 instructeurs de police et 400 troupes américains.


Février 1998
L'Organisation du Peuple en Lutte, autrefois connu sous le nom d'Organisation Politique Lavalas, n'exige plus que les résultats des élections d'avril 1997 soient abrogés.


Janvier 1999
Le président Préval désigna le ministre de l'éducation Jacques Edouard Alexis pour son premier ministre. En raison de la fin de son mandat, le président Préval refusa de reconnaître le parlement.


Mars 1999
Un nouveau gouvernement et un conseil électoral temporaire (CEP) prêtent serment.


16 juillet 1999
Le Président Préval signa la loi électorale temporaire, annulant les élections de 1997et prépare les élections d'automne.


27 mars 2000
Après pas mal de retards dans le processus des élections, les États-unis décidèrent que la date du 12 juin sera la "ligne dans le sable" pour que l'investiture du nouveau parlement haïtien. Selon l'article 152 de la constitution haïtienne, le parlement est assis pour sa deuxième session après une pause le deuxième dimanche en juin. Haïti est menacé de sanctions, y compris d'isolement économique et diplomatique et le refus de visas américains à ceux qui obstruent le processus démocratique.


3 avril 2000
Le journaliste radiophonique Jean Léopold Dominique est assassiné dans le parking de sa station, Radio Haïti International, à Delmas.


21 mai 2000
Des élections locales et législatives sont tenues. Les observateurs internationaux font éloge des élections en Haïti qu'ils qualifient de paisible, libre et juste. Le CEP annonça que plus de 60% des électeurs enregistrés ont participé, la plus grande participation depuis décembre 1990.


22 mai 2000
Un groupe de partis politiques s'appellant Groupe de Convergence protesta contre des irrégularités électorales. Leur protestation est basée sur un million de votes prétendument volés, passés inaperçu sous les yeux des observateurs nationaux et internationaux. Cette accusation fut niée par le CEP.


1er juin 2000
Le CEP publia les résultats des élections déclarant que des huit départements qui s'étaient rendus aux urnes Fl a gagné 16 sur 17 sièges dans le sénat dans le premier tour. Des 83 sièges de la Chambre des députés, le FL a gagné 28 sans fraudes.


2 juin 2000
Le président du CEP, Manus, chercha asile dans une mission étrangère de l'autre coté de la frontière en passant par la république Dominicaine pour se réfugier aux États-unis.


22 août 2000
Le parlement nouvellement élu d'Haïti se réunit. Le porte-parole de Fanmi Lavalas Yvon Neptune est nommé président du sénat.


26 novembre 2000
Des élections sont tenues pour le président et huit sièges du sénat. Le CEP annonce 60% d'électeurs avec Aristide gagnant avec 92% de voix.


7 Février 2001
Jean-Bertrand Aristide 47 ans fut réélu et inauguré président d'Haïti sans désordres à part que 10 personnes qui furent arrêtées, accusées d'attentat à la bombe pour perturber les cérémonies. Le parti Démocratique Convergence inaugura son propre président, Gérard Gourgues.


6 avril 2001
Le directeur exécutif américain de la banque Interaméricaine de développement utilise son influence pour arrêter le déboursement de quatre prêts humanitaires en attente.


8 novembre 2001
La commission parlementaire américain Black Caucus prend en main la question des sanctions économiques déjà en place sur Haïti depuis 1997 (quand des efforts de privatiser des entreprises d'Etat ont échouées). Elle envoie une lettre au Président George Bush.


17 décembre 2001
Une tentative de coup a échoué dans les premières heures du matin. Deux officiers de police sont tués. Des milliers de revendicateurs envahissent les rues pour défendre la démocratie. Quelques protestataires détruisent des bureaux et des maisons appartenant à la convergence.


Décembre 2001
Le gouvernement des ETATS-UNIS changea secrètement sa politique envers les réfugiés haïtiens, pour une détention indéfinie.


Janvier 2002
Une délégation à haut niveau de l'OEA/CARICOM étudie l'impasse politique en Haïti.


22 février 2002
La commission parlementaire américain Black Caucus convient à l'unanimité que les États-unis devraient soulever son veto et débourser les millions de dollars dans l'aide à Haïti. "Le fait de ne pas trouver une solution à l'impasse politique entre le gouvernement d'Aristide et la coalition du parti de l'opposition pourrait mener à l'anarchie dans un proche avenir," a averti Conyers dans un rapport écrit.


4 mars 2002
Le sénateur Yvon Neptune est nommé premier ministre. Neptune était un sénateur pour la province occidentale du Haïti, et l'ancien porte-parole du parti Fanmi Lavalas. Les responsables Lavalas ont convenu que le sénateur Neptune était un bon choix.


2 juillet 2002
L'OEA libère son rapport sur la tentative du coup du 17 décembre 2001. Leurs résultats n'incluent pas l'évidence concluante que l'attaque a été prévue pour être un coup. Ils invitent le gouvernement haïtien à étudier et à poursuivre tous les contrevenants par des attaques de représailles.


2 août 2002
Pendant une évasion de prison à Gonaives, le leader populaire Amiot Metayer s'est évadé, avec lui plusieurs criminels condamnés pour leur participation dans les massacres de Raboteau, notamment Jean Tatoune.


4 septembre 2002
L'OEA est unanimement d'accord sur la résolution 822 réclamant de nouvelles élections, le désarmement, une plus grande sécurité et la normalisation des relations économiques entre Haïti et les institutions financières internationales, entre autres.


29 octobre 2002
Plus de 200 haïtiens arrivent Miami et réclament l'asile politique. Leur arrivée dramatique est couverte par la pression américaine.


Janvier 2003
Le gouvernement d'Haïti coupe la subvention du pétrole pour encourager le rengagement du FMI.


19 mars 2003
Une délégation à haut niveau de l'OEA/CARICOM arrive en Haïti.


23 avril 2003
Le ministre américain de la justice John Ashcroft publie la décision de détenir tous les haïtiens, même ceux à qui la libération sous caution est accordée, sur la base de la protection de la sécurité de la patrie. Il cita une accrue de pays du tiers monde qui utilisent Haïti comme point de relais pour diverses raisons.


8 mai 2003
Les autorités haïtiennes concluent un accord avec le FMI sur son Programme de Personnel Surveillé (SMP).


20 juin 2003
Le ministère du commerce et de l'industrie approuve deux projets de création de zones de libre échange, incluant la plaine de Maribahoux à la frontière dominicaine.


22 septembre 2003
L'ancien chef de la communauté de Raboteau, Gonaives, Amiot "Kiben" Metayer, est trouvé assassiné près de Saint du marc.


Septembre 2003
La quarante-septième législature haïtienne clôtura sa session après la proposition de trois amendements à la constitution de 1987 : 1. De supprimer officiellement l'armée haïtienne. 2. De supprimer les restrictions sur la double citoyenneté et 3. De remplacer les cartels due trois maires par un maire


9 octobre 2003
Le groupe des 184, mené par le propriétaire d'usines André Apaid Jr. joint l'opposition politique, Convergence Démocratique.


Le département de financement du secteur privé de la banque mondiale approuve son premier prêt à Haïti depuis 1998, pour le projet de la zone de libre échange à la frontière de la République Dominicaine sur la plaine de Maribahoux.


Novembre à décembre 2003
Les protestataires anti-gouvernementaux se confrontent maintes fois aux défenseurs progouvernementaux. Le groupe des 184 et Convergence Démocratique commencèrent à préconiser un renversement violent du gouvernement haïtien. La plupart des violences se produisent quand les protestataires d'opposition prennent des itinéraires différents de ceux convenus pour les protestations et confrontent intentionnellement des protestataires progouvernementaux. Environ 100 personnes sont blessées, et approximativement 45 tués. La police nationale haïtienne emploie des projectiles de gaz lacrymogène et des tirs en l'air sans employer de force inutile pour démanteler les protestations.


19 décembre 2003
Le Président Aristide rétablit la proposition de compromis de la Conférence Haïtienne des Évêques Catholiques. Il encourage l'opposition à accepter leur proposition, qui créerait un conseil de neuf membres pour superviser les prochaines élections.


26 décembre 2003
La banque InterAméricaine de développement commence le déboursement des prêts retardés depuis 2000.


1er janvier 2004
Les haïtiens célèbrent le 200ème anniversaire de leur victoire sur l'esclavage. Les membres de l'opposition, y compris le groupe des 184 et Convergence Démocratique, protestent contre la célébration du bicentenaire.


Février 2004 à Mai 2006:
Aristide fut enlevé d'Haïti et envoyé sur un avion américain privilégié en République Centrafricaine. L'ex président haïtien habite actuellement en Afrique du Sud.


Boniface Alexandre, président (juge en chef) de la cour suprême d'Haïti, assuma le pouvoir comme président intérimaire comme le prévoit la constitution d'Haïti. Sur la recommandation du Conseil des aînés, le président choisit Gérard Latortue comme premier ministre intérimaire. Haïti fut sous l'égide des Nations Unies (et l'est encore à nos jours malgré la montée au pouvoir d'un président constitutionnellement élu).


14 Mai 2006 à aujourd'hui:
René Garcia Préval est réélu et inauguré comme président d'Haïti. Haïti est actuellement sous l'égide des Nations Unies, une situation contraire au mandat de l'ONU.